Introduction

Les documents et les textes de cet article sont en grande partie issus du travail d'un administré de la commune, monsieur Jacques Leboucher, décédé en 2014, à qui je souhaite rendre ses lettres de noblesses pour le travail remarquable qu'il a pu accomplir. Que cette page lui soit dédiée et gravée à jamais dans nos mémoires collectives.

Ouverture sur le passé - La Houssoye au sein du canton d'Auneuil 1700-1830

Nous prendrons connaissance de la vie de la population d'alors, de son évolution, des différentes professions en partie disparues de nos jours ; mais aussi de l'évolution de l'habitat, des voies de communication, de l'agriculture, de l'industrie et du commerce avec bien évidemment un regard sur les châteaux et églises du canton.

Tout d'baord, quelques faits marquants :

  • La Houssoye est traversé par une ancienne voie royale
  • En 1770 fut créé dans le canton la première manufacture de Couperose de France
  • En 1820 un marché à grains a vu le jour sur la commune
  • On a cherché de l'or (mais pas trouvé) pas très loin de La Housoye

 Administration

Autrefois le canton d'Auneuil était partagé entre :

  • Le Vexin Français et l'élection de Chaumont et Magny - Généralité de Rouen
  • Le Beauvaisis et l'élection de Beauvais - Généralité de Paris

Canton dAuneuil

 

Lors de l'établissement de l'administration départementale en 1790, les communes du canton actuel d'Auneuil se trouvèrent réparties entre les districts de Beauvais et de Chaumont. Par délibération du 27 brumaire an IV (calendrier républicain - 18 novembre 1795 dans notre calendrier grégorien actuel), le chef lieu du canton d'Auneuil fut transféré à Frocourt. Lors de la réduction faite dans le nombre des justices de paix, le canton d'Auneuil reçu par arrété du 3 ventôse an X (22 février 1802) l'organisation suivante : 18 communes avec comme chef lieu Auneuil.

 Il y a... 2 siècles... 3 siècles... et plus

Les bois d'Ons-en-Bray et Saint-Germain servaient de retraite aux loups. Dans les bois de La Houssoye on pouvait rencontrer : chevreuils, sangliers, renards, blaireaux et fouines.

chevreuil
sanglier
renard
blaireau
fouine

Le calcaire crayeux et les couches qui lui sont immédiatement inférieures forment la consitution géographique du canton que l'on peut diviser en 2 zones : le pays de Bray (bois et paturages) et le pays de Thelle (céréales). Toutefois la tradition locale atteste que toute la superficie du canton était couverte de bois. Le pays de Bray était originairement une forêt de châtaigniers, défrichée successivement pendant les guerres du moyen âge ; il n'en reste aujourd'hui que très peu. Le chêne et le bouleau dominent maintenant les forêts (1932).

Un point sur la météo, est-ce la même qu'aujourd'hui ?

La température dans le canton variait de -16°C jusqu'à +26°C, mais cela n'était pas uniforme dans tout le canton. En effet dans la partie septentrionale la variation de température se situait entre -10°C et +24°C, les -16°C ont été atteints du côté de Villotran. En se dirigeant vers Méru et Chaumont, il était rare que l'on descende à -8°C, par contre la température pouvait monter à +26°C.

Les grandes périodes de froid étaient généralement situées entre le 15 décembre et le 1er février. Les grandes chaleurs, généralement entre le 3 juin et le 15 août avec de nombreuses interruptions (presque toujours entre le 25 mai et le 15 juin : orages et pluies fréquents). Septembre était souvent pluvieux, octobre doux.

Le vent de Sud-Ouest, appelé vent de Corrée, régnait la majeure partie de l'année, accompagnant une température douce et humide. Le vent de Nord-Est déterminait la sécheresse, il soufflait pendant l'été, parfois en hiver au moment de très grand froid. Il en résulte que la température du canton était plus humide que sèche.

Evolution de la population sur un siècle (1720-1826)

 

 

Sur cette courbe, nous constatons une nette augmentation de la population après la seconde guerre mondiale (1946) jusqu'en 2004. La cause est probablement la paix et des flux migratoires associés à de meilleurs conditions de vie. La stagnation observable après 2004 peut être dû au manque de logements et de terrains constructibles.

 

 

Comme le montre la courbe ci-dessus, la commune de Valdampierre a plus que doublé sa population entre 1720 et 1826, contrairement à Villotran qui l'a vu baisser.

Division de la population en 1806 suivant les âges

 

 

Le recensement individuel de 1806 fait apparaître une population totale pour le canton de 9829 habitants et de 332 habitants pour la commune de La Houssoye (soit 3,8%).

  • Les tranches de 0 à 20 ans représentent 40% du canton (38% pour La Houssoye).
  • Les tranches de 20 à 60 ans représentent 49,9% du canton (53% poour La Houssoye).
  • Les tranches 60 ans et plus représentent 10,1% du canton (8,4% de La Houssoye)

On peut remarquer qu'il n'y a pas de centenaire à cette époque.

Division de la population en 1821 suivant le sexe et l'état civil

 

En 1821 la population du canton est de 10064 habitants, celle de La Houssoye de 374 habitants (soit 3,7% de la population totale du canton)

Nous contatons une similitude dans le tracé de la courbe de comparaison :

  • Les femmes sont plus nombreuses que les hommes (3% du canton, 2% pour La Houssoye).
  • La population libre est de 49% dans le canton, 50,5% à La Houssoye.
  • La population mariée est de 44,6% dans le canton, 42,2% à La Houssoye.

On peut remarquer que les veuves sont 2 fois plus nombreuses que les veufs dans le canton (2,3 fois à La Houssoye).

 

 La population dans son environnement en 1826

Communes Superficie en km² Densité de population en hab/km²
Saint-Germain-la-Poterie 6,01 68,5
Ons-en-Bray 13,95 76,9
Villers-saint-Barthélémy 15,07 60,2
Auneuil 22,14 59,2
La Houssoye 6,49 57,8
Porcheux 4,71 42,6
Jouy-sous-Thelle 12,77 64,9
Le Mesnil-Théribus 6,60 57,8
Beaumont-les-Nonains 9,53 &54,9
Saint-Paul 17,24 69,9
Rainvillers 6,5 60,2
Saint-Léger-en-Bray 4,42 59,5
Frocourt 6,44 33,6
Auteuil 11,91 33,8
Berneuil-en-Bray 15,14 47,2
La Neuville-Garnier 7,84 40,3
Valdampierre 8,67 80
Villotran 5,17 40,2

La superficie du canton est de 180,69 km² pour une population totale de 10392 personnes en 1826, soit une densité de population moyenne d'environ 58 habitants au km².

  • Le point le plus bas du canton se trouve à Rainvillers avec une altitude de 84 mètres.
  • Le point le plus haut du canton se trouve à Marche Go avec une altitude de 249 mètres.

Située dans la partie septentrionale du canton, la rivière d'Avelon est le principal des cours d'eau qui sillonnent la superficie du canton. Elle a un parcours très sinueux, souvent modifié par l'homme à diverses époques. Dans la vallée de Bray se trouvait anciennement une assez grande quantité d'étangs, le plus grand avait une superficie de 36 hectares. Il fut détruit pendant la révolution et converti en prairie.

En ce qui concerne La Houssoye en 1836, le village est placé à peu près au centre de la commune qui est entièrement dépourvue d'eaux courantes. On relève sur le territoire l'un des points culminants du canton : 236m près de la mare aux loups (à l'est du village), 231m au cimetière, 225m à l'église et 222m à la mairie.

 L'habitat de 1790 à 1826

  Nombre de maisons à La Houssoye  Evolution en %  Nombre de maisons dans le canon  Evolution en %
 1790   71  -  2296 -
 1806  84 18,3 %   2611 13,7 %
 1826  110  31 %  3083 18,1 %

Les constructions en pierre sont très rares et sont généralement réalisées en silex ou en silex+briques mais le plus grand nombre est en bois et torchis (mézières).

Les toits en chaume sont généralisés dans tout le canton mais suite à l'établissement récent de tuileries dans le pays, les toits se font de plus en plus en tuiles ; cependant les effets de cette substitution sont très lent en ce qui concerne les constructions anciennes. La population malgré les incendies reste attachées aux toits en chaume.

On retiendra :

  • Que dans les 20 dernières années, l'augmentation du nombre de maison est proportionnellement plus forte que l'accroissement de la population, ce qui indique une plus grande aisance de cette population.
  • Qu'en 1806 on comptait sur 2611 maisons, 363 maisons avec toits en tuiles (+15% par rapport à 1790) ; en 1826 sur 3083 maisons, 987 étaitent recouvertes de tuiles (+30% par rapport à 1806).

 Moeurs, instruction, délits et crimes

On trouve dans le canton, le même esprit d'ordre, de soumission aux lois, d'économie et d'amour du travail que dans l'Oise en général. La libre division des propriétés a fait disparaître du canton l'indigence et la mendicité, on compte à peine 90 individus qui avaient besoin d'assistance pour exister en 1826 ; en 1790, le nombre des indigents était de 800.

Le langage général est la langue française plus ou moins corrompue et entremêlée de locutions normandes.

Les relevés de 1824 et de 1829 indiquent que le nombre d'écoles primaires étaient de 22 (chaque commune en possèdaient une). En 5 ans, le nombre d'écoliers dans le canton a pratiquement doublé (717 puis 1415) et celui de La Houssoye est passé de 30 à 70. 18,9% de la population du canton sait lire et écrire contre 15,4% pour la commune de La Houssoye. 

Entre 1815 et 1825, 233 crimes ou délits ont été constatés. Il y a eu 5 jugements par la cour d'assises, 51 par la police correctionnelle.

 Naissances, décès et constitution physique de la population

  Naissances Décès
  La Houssoye Canton La Houssoye Canton
Nombre sur 5 ans (1822 à 1826) 46 1085 46 896
Moyenne sur 1 an 9 217 9 179
Proportion à la population 1/41 1/47 1/41 1/58

La constitution physique de la population du canton peut se diviser en 2 groupes distinct :

  • La population méridionale du canton rappelle les traits de la population normande.
  • La population du nord du canton rappelle les traits de la population picarde. 

Lors des opérations de recrutement militaire pendant les dix années comprises entre 1816 et 1825 sur 475 hommes examinés, 137 furent réformés.

On relève :

  • 30% de réformés pour cause de faiblesse ou défaut de taille
  • 25% de réformés pour cause d'hernies et difformités
  • 20% de réformés pour cause de pertes de membres ou organes
  • 20% de réformés pour cause de maladies de poitrine ou affestions scrophuleuses

On retiendra que la taille des hommes examinés et admis (148) est en moyenne de 1m66 et que la population semble de faible constitution ou de développement tardif. Hernies et difformités peuvent être attribuées soit à une faible complexion, soit à des travaux trop pénibles.

Toutefois il faut noter que le canton d'Auneuil est considéré comme un pays sain. Les maladies épidémiques y sont rares (fièvres en 1791, 1794, 1826 - épidémies de militaire meurtrières en 1802, 1807, 1826). La vaccine fut introduite dans le canton en 1806, mais sa mise en application se trouva fortement ralentie par la force d'inertie de la population rurale.

 Professions et métiers

Les professions et métiers

Voici la liste des 80 principales professions (ou métiers) exercées dans le canton par 4172 personnes. Il y a plus de cultivateurs dans la vallées, et plus d'ouvriers dans la région méridionale ou les propriétés sont moins divisées. Le nombre d'individus occupés aux travaux d'agriculture équivaut au tiers de la totalité. Ceux vivant de traitement sont aux autres de 1 à 40. Les gens à l'état de domesticité de 1 sur 4.

 Routes et chemins

L'ensemble des communications reconnues par l'administration dans le canton présente un développement de 168,5 kilomètres.

On dénombre :

  1. La route royale n°31 : de Rouen à Reims, terminée en 1820, elle a 14 mètres de largeur et est entretenue avec des cailloux silex. Elle est plantée en pommiers et poiriers sur 4 kms.
  2. La route royale n°181 : d'Evreux à Breteuil, passe à La Houssoye ; sa largeur est de 11,70m ou les trvaux de redressement se terminèrent en 1790. Cette route est garnie de pommiers et peupliers.
  3. La route départementale n°5 : de Beauvais à Pontoise.
  4. Le chemin de grande communication : de Noailles à Ons-en-Bray donne un accès facilité aux communes, vers les grandes routes voisines.
  5. Le chemin de grande communication : de Beauvais à Gournay, très large, il se dégrade rapidement.
  6. Les chemins communaux classés : au nombre de 65. Dans la vallée de Bray ces chemins se dégradent très vite.
  7. En chemins remarquables on peut citer : le vieux chemin de SAint-Germer, la chaussée Brunehaut qui traverse Porcheux et passe à l'est de La Houssoye, le chemin de Chaumont à Beauvais, le chemin dit de la Reine Blanche (voirie du moyen-âge), une autre chaussée Brunehaut parallèle au précédent chemin.

(photo chemin la houssoye)

Le Maire

maire

Dorothée FRANCON

Présidente de l'ensemble des commissions municipales

Vice présidente du Synidcat Intercommunal à VOcation Scolaire La Houssoye-Porcheux

Les Adjoints

adjoint1   adjoint3

1er adjoint : Georges KUCHNO

Délagations :

Services technques

Hygiène et propreté

Cimetière

Espace verts, naturels, agricoles et forestiers

Personnes âgées

2ème adjoint : -

Délagations :

Urbanisme

Logement

Personnes âgées

Santé et sécurité

Vie associative, jeunesse et sport

3ème adjoint : Benjamin PENY

Délagations :

Ecole et scolarité

Communication

Energie

Nouvelles technologies et numérique

Finances

 

Les Conseillers Municipaux

Andrée BEAUDOIN

Muriel BODENAN

Jacqueline DAUPHIN

Johanne DELAHAYE

Jeanine PLE

Jean-Michel RIVIERE

Olivier SURDIAUCOURT

Maurice WISSART